Actualite du Jour

23 décembre 2017

Matinée de réflexion et de ressourcement spirituel du personnel de l`UCB


Pour une excellente préparation à la fête de Noël, à une semaine de cet événement, le service de l’aumônerie catholique de l’UCB a organisé, à l’attention de  tous les membres du Personnel de l’Université Catholique de Bukavu, une matinée de réflexion et de ressourcement spirituel le dimanche  17 décembre 2017 au Philosophat Saint Mbaga-Tuzinde de Murhesa. 

C’était un moment de rentrer dans la vision de Jésus qui, au retour de ses disciples de la mission, dit à ces derniers : « Venez à  l’écart… et reposez-vous un peu. » (Mc 6, 31). Il ne s’agissait pas là d’une simple invitation à l’évasion, mais plutôt d’un petit temps d’arrêt pour faire le point. Autrement dit, c’était là un temps de faire le bilan, et certainement celui de recharger « les batteries » écrivait l’Abbé Fabien BISIMWA aumônier sur le carton d’invitation.

Le « venez à l’écart » c’était un temps de faire du recul vis-à-vis de notre mission au quotidien pour nous mettre en face du Créateur pour lui exprimer notre gratitude pour l’année qui finit et lui demander sa bénédiction pour la nouvelle qui frappe déjà à notre porte. Il me semble que chacun de nous a besoin de recul momentané pour refaire le plein.

Cette matinée de réflexion était animée par deux orateurs : le Professeur Jean-Petit MULUME ZIHALIRWA qui a abordé une approche juridique du travail. Comment concilier la dimension éthique du travail comme mission du salut et la dimension juridique ? Et l’Abbé Émile MUSHOSHO sur le thème : « La vision chrétienne du travail ». Comment concilier les deux dimensions en considérant notre travail comme une mission de salut à la suite du Christ ?

 

 

La dimension juridique du travail

D’entrée de jeu l’orateur a d’abord contextualisé la question du travail au niveau juridique. Il a montré quelques instruments internationaux et nationaux qui régissent la relation du travail au niveau d’une organisation. Structuré en 5 points, son exposé a fait les points sur l’organisation de l’État congolais en matière des relations du travail, la formation du contrat, les conséquences juridiques du contrat, la cessation du contrat de travail et les conflits individuels du contrat. Il a insisté sur le caractère syntagmatique, c’est-à-dire les obligations de l’un constituent les droits pour l’autre partie. Pour ce qui y est des obligations du travailleur, il a rappelé que le travailleur doit fournir le travail pour lequel il a été engagé et faire preuve de conscience professionnelle dans l’exercice de ce dernier.  En concluant, il a recommandé à son audience de faire preuve  de dévouement et de la loyauté  dans l’exercice de leur travail et souhaite qu’à travers cette matinée de réflexion tous les participants puissent se munir davantage leur engagement vis-à-vis de notre pays et de notre Université car le travail présente un intérêt collectif et social et constitue un véritable moteur de développement d’une société.

De la vision chrétienne du travail.

A ce sujet l’orateur s’est interrogé sur le pourquoi du travail. Il s’est répondu en disant : « on travaille pour gagner la vie » mais en comparant cette réponse avec les gens qui jouissent pleinement du loisir dans leur vie, il nous invite à nous interroger si véritablement travailler c’est gagner la vie ou c’est jouir de son loisir qui signifie gagner sa vie ?

C’est par ce questionnement, que dans son exposé s’appuyant sur des textes bibliques, l’Abbé Emile MUSHOSHO a rappelé qu’à travers le travail nous participons à la construction de notre communauté, nous élargissons notre cercle social mais surtout nous devenons indépendants.

En intégrant le travail dans le parcours historique en commençant par l’antiquité, l’Abbé Emile montre que le travail est perçu par le mot production c’est-à-dire le travailleur est considéré comme tel par sa production et non par sa personne. Mais dans le siècle des Lumières, on va commencer à intégrer la vision morale dans le travail, et de ce fait, l’homme est considéré non seulement par sa production mais surtout par ce qu’il est. On considère sa  dimension morale.

A notre époque, une autre dimension s’ajoute : le travail est intégré dans l’humanité en tant que telle et dans la foulée, en 1891 l’encyclique rerum novarum du pape Léon XIII sort tout en rimant avec la révolution française : travailler, c’est imiter Dieu. Car travailler, c’est continuer l’œuvre de la création et donc vivre la volonté de Dieu. Cela d’autant plus que d’abord le travail est voulu par Dieu, car il a donné l’ordre à l’homme de travailler, ensuite le travail exige et demande un sacrifice « avoir le pain à la sueur de son front ». Gn 1 : 25-28 ;  Gn 2 :7,15 ; Gn 3 : 17

Bref, accepter de travailler, c’est accepter de produire pour les autres et se mettre au service de la société en s’oubliant soi-même pour servir les autres. Cependant, l’homme doit être traité non pas comme un instrument mais comme un facteur de production. Mais le travailleur doit chercher un équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale (travail et repos)  afin de bien participer à la construction de la communauté et ne pas oublier de redynamiser ses relations personnelles.

Joyeux noël  à tous !


Partager avec vos amis sur:

Address
Adresse: adresse bugabo 02, Av. de la Mission, Commune de Kadutu Bukavu RD Congo
Tel : (+243) 993031592, 991585658
Email: info@ucbukavu.ac.cd